« La fin d’un voyage est toujours le début d’une aventure … » Karim Berrouka

Me voila rentrée de Cuba saine et sauve avec plein de galères et de petites mésaventures à vous raconter. Voyager, c’est laisser place à l’imprévu, surtout quand on organise soi-même son séjour, rien n’est jamais parfait. D’un côté, c’est bon enfant, ça bouleverse notre petit quotidien, mais parfois, ça a le don de vraiment nous enkikiner (oui, c’est un nouveau mot). Cet article va vous faire passer un bon moment, mais aussi vous apporter quelques astuces pour éviter les galères à Cuba. Globalement, c’est un pays assez sûr, il n’y a que très peu de violence, soyez rassurés.

MES MÉSAVENTURES À CUBA

« Pimenté le voyage d’aventures, poivré le de mésaventures et rajoutez toujours une pincée d’humour et d’émerveillement… » Laetitia

Mon expérience insolite à la casa musicale de Miramar à la Havane.

Je peux vous dire que la Casa musicale de Miramar à la Havane nous en a fait voir de toutes les couleurs. Tout le monde nous l’a conseillé (même le propriétaire de notre casa) et c’était un échec cuisant, alors avant de vous y rendre, réfléchissez-y à deux fois :

Le début de la fin

Avec l’aide de notre hôte cubain, nous avons décidé de bien faire les choses en louant un taxi à 20h30. Comme c’était notre première soirée à la Havane et qu’on ne connaissait pas trop les lieux, nous avons choisi la facilité et la sécurité. Nous payons donc, l’équivalent de 20 euros pour deux, aller/retour. Une fois devant la casa musicale, le chauffeur nous dépose et le drame commence. Le videur nous accueille et nous dit qu’il n’est pas possible de rejoindre le concert. Nous essayons de comprendre le pourquoi du comment, mais il ne nous donne aucune réponse et nous installe dans une salle complètement vide, loin de la musique et de l’ambiance de folie. Sachez tout de même que ma copine de voyage est d’origine espagnole, ce qui à la base est censé nous aider. Nous restons un peu couillon, ne comprenant rien à la situation. La serveuse finit par nous expliquer que le concert se termine à 21h et qu’un autre commencera à 23h30 et qu’en attendant nous pouvions regarder la télé. C’est vrai que j’ai fait 10 heures d’avion pour regarder la télé. Vous auriez dû voir ma tête, je me sentais comme un lapin de 6 semaines qu’on roulait dans la farine. Je peux vous dire qu’à côté, il y avait une sacrée ambiance !

Tenter le tout pour le tout

Nous avons donc décidé après un commun accord, de tenter le tout pour le tout, quitte à se faire virer comme des vieilles chaussettes. De toute façon, notre soirée ne pouvait pas être pire. Malgré maintes discussions avec ce fameux videur, nous n’arrivons pas à accéder à cette foutue salle. Contre toute attente, il finit (par dépit) par nous accompagner au concert. Fières de nous en pensant que nous étions victorieuses, nous arrivons au concert, mais la joie fût de courte durée, cela n’a duré que 30 secondes montre en main. Il nous a aussitôt mises dehors. Sans aucune amabilité, ni explications. Nous prenons donc nos cliques et nos claques et décidons de rentrer à la casa, sans notre taxi pré-réservé bien sur, sinon c’est pas drôle. Pour information, il revenait qu’à 23h30, soit le début du second concert, donc nous étions foutues quoi qu’il arrive.

Sur le chemin du retour...

En sortant du bâtiment, une foule de mecs se jettent sur nous (véridique, et pas comme si nous étions des stars, mais plutôt de la viande) et nous harcèle avec leur « TAXI ! TAXI ! TAXI ! ». Vraiment c’est la bousculade au portillon, j’avais l’impression d’être noyées de paparazzis à la sortie d’un poste de police. Ne sachant pas lequel choisir, nous prenons le premier venu au pif. Bien évidemment pour foirer la soirée jusqu’au bout, nous avons pris celui qui a grillé tous les feux rouges sans exception et qui a failli écraser un couple en scooter. Me vient alors en tête, cette fameuse phrase que nos mamans ont déjà toutes prononcées « Ne monte pas dans la voiture d’un inconnu« . Merci la casa musicale pour cette soirée très réussie. À notre retour, j’ai allumé TripAdvisor pour lire les avis de cette casa et je vois que je ne suis pas la seule à avoir eu une mauvaise expérience. Comme quoi, il ne faut pas hésiter à bien se renseigner avant de se jeter dans la gueule du loup.

Manger avec les blattes

Il faut tout d’abord savoir que parmi les nombreux restaurants à Cuba, certains ont profité du tourisme pour accueillir seulement des étrangers. En effet, des cubains peuvent vous alpaguer dans la rue pour vous conduire au meilleur restaurant de la ville, comme ils disent si bien. Alors oui, le restaurant est superbe avec un roof-top et une ambiance géniale, mais il n’y a que des étrangers et tout rappelle l’Europe. Personnellement, je suis venue à Cuba pour l’aventure, et surtout pas pour me retrouver au milieu de tous les touristes du coin et ni pour payer mon plat le même prix qu’en France, c’est-à-dire 16 €. Nous avons donc fuit ce genre de lieu, à la recherche d’authenticité.

Il fallait forcément s’y attendre, nous ne sommes pas toujours bien tombées. Et je me rappellerais toute ma vie de ce restaurant de tapas à la Havane. Nous qui pensions partager le repas toutes les deux, nous nous sommes bien trompées. En effet, les blattes sont venues partager ce moment de convivialité avec nous. Les plats étaient pourtant appétissants, mais les blattes qui montent sur les murs et zigzaguent entre nos tongs, ce n’était franchement pas l’extase culinaire.

Au pire, vous allez me dire, c’est de la protéine ? Mais non, désolé de vous décevoir, nous ne les avons pas embrochés avec des cure-dents pour l’apéro. Le moment reste assez insolite. Le principal c’est que le repas ne nous a pas rendu malade. Dieu soit loué, car ce n’était sûrement pas loin de nous arriver 🤣

Échanger son argent

Il existe deux monnaies à Cuba, la monnaie touristique le CUC et le Pesos Cubain. Forcément, le CUC est plus cher, il est quasiment équivalent à l’euro, 1CUC = 0.90 €. Cuba ne sera pas le voyage qui vous coûtera le moins cher.

Pour échanger votre argent, beaucoup de personnes conseillent d’échanger la monnaie directement à la Havane et non à l’aéroport. Il faut savoir que devant les banques, il y a foule à n’importe quelle heure de la journée. En plus de cela, elle ferme assez tôt, donc si vous arrivez en avion en fin d’après-midi, vous ne pourrez pas échanger. Sachez qu’ils prennent aussi un malin plaisir à profiter de l’occasion « ne vous inquiétez pas, on prend les euros ». Petite aparté, revenons à nos moutons. Si vous ne souhaitez pas faire la queue pendant des heures à la banque, envisagez le change à l’aéroport, personnellement, je préfère perdre un peu d’argent plutôt que de passer une demi-journée à la banque. Je ne m’attendais pas du tout à croiser autant de monde et que ça allait être aussi long. Dans notre malheur, nous avons eu la chance de tomber sur deux cubaines qui nous ont aidé à passer en priorité, mais croyez-moi, c’était pas de la tarte.

Les moustiques

Les moustiques vivent comme des rois à Cuba. Plus de 30 piqûres de moustiques au compteur (après 30, j’ai arrêté de compter) avec réaction allergique et tout le tintouin. Clairement, je ressemblais à une calculatrice géante. Les sprays vous pouvez oublier, ils ne marchent pas. Rien ne pourra vous sauver de ces attaques terriennes. Pour vous dire, quand on rentrait à la casa, on les saluait tous comme si c’était nos colocataires. Nous étions leur plat de résistance pendant une semaine. C’était assez rigolo au début, mais au bout de la trentième piqûre, je commençais sérieusement à perdre patience. Même dans l’avion du retour, je me suis fait piquer, ils ne m’ont pas lâché !

  • Notre hôte à Trinidad, nous a expliqué que le mois de Mai, était la période où il y avait le plus de moustiques. Tout s’explique !
Malade comme un chien sans mouchoirs

Quand tu pars avec ta copine aussi chanceuse que toi, forcément, tu attrapes son rhume. Nous avions un peu de médicaments et des mouchoirs, mais pas assez pour se soigner correctement toutes les deux à la fois. Nous avons donc très vite écoulé les stocks. À notre troisième jour de voyage, nous étions déjà sans mouchoirs avec un nez qui coule comme jamais. Nous nous sommes très vite rendues compte que les mouchoirs à Cuba (notamment à Trinidad), ça n’existait pas. Nada, wallou. Renifler, ce n’est pas trop mon délire et me moucher dans ma main, encore moins. Le papier WC est une denrée rare et bien trop fin pour qu’il puisse nous venir en aide. Il fallait rapidement trouver une solution. La seule option était donc de découper notre serviette de bain. Nous avons alors, confectionné des mouchoirs maison. Fallait voir notre dégaine dans la rue avec nos bouts de serviette. Je peux vous dire que nous ne faisions pas les malines. Quand nous rentrions à la casa le soir, nous les lavions pour le lendemain. Finalement, quand j’y repense, je trouve ça plutôt écolos.

Les Cubains et la drague 

Ah ces cubains, je leur décerne la palme de la drague ! Ils sont mémorables. Deux filles qui voyagent à Cuba, ça passe pas inaperçu, sachez le. Ça nous siffle et ça nous complimente toute la journée.

 » Il me faut une femme comme toi dans ma vie « 

 » Je veux voir tes yeux « 

« On discutera par internet, et t’inquiète pas l’amour n’a pas d’âge »

En effet, ici l’amour n’a pas d’âge. Que ce soit un mec de 20 ans ou de 60 ans, on se fait inviter à tous les râteliers. Ils ont toujours les bons mots pour essayer de nous amadouer. En gros, si vous êtes célibataires et que vous voulez profiter de ce que les cubains ont à vous offrir, allez-y !

La WIFI 

Ah la WIFI, ce réseau si précieux qui nous permet de communiquer à l’autre bout du monde. Et à Cuba, ça ne marche que dans des zones d’accès ou dans les gros hôtels. Autant vous dire que quoi qu’il arrive, ce n’était pas la connexion du siècle. Voici quelques points clé à connaître avant de partir :

  • À la Havane, vous capterez la Wifi dans le parc entre la 15e et la 18e rue, et dans la plupart des hôtels comme le Parque Central qui propose « un menu 1 heure de wifi + 1 boisson » pour 4,50 CUC. Dans la rue, c’est 3 CUC, mais faites attention aux escroqueries. Sinon, il faut encore prendre son mal en patience chez ETECSA, où vous trouverez des cartes de 1 h, 3 h et 5h.
  • À Trinidad, le point d’accès est à la Plaza Mayor en face de la boutique ETECSA.
Le taxi collectif de Trinidad à la Havane 

Nous avons décidé de choisir un taxi collectif pour retourner à l’aéroport de la Havane depuis Trinidad. Le trajet coûte 60 CUC pour deux au lieu de 120 CUC par un taxi réglementé. Le trajet en bus VIAZUL coûte 25 CUC par personne et dure 6h00 au lieu de 4h00. Cela vous donne une idée du tarif et des trajets pour votre future escapade.

Notre aventure commence ici à Trinidad, en prenant ce taxi collectif en compagnie d’une française qui finissait son voyage en solo. Elle a d’ailleurs bénit le ciel de nous avoir trouvé sur son chemin. Nous rencontrons donc nos pilotes, qui franchement ne portaient pas la confiance sur eux. Le trajet se passe dans une voiture sans ceintures, comme très souvent, nous commençons à prendre l’habitude. Ensuite, les deux compères roulaient très vite et ne faisaient que regarder la voiture toutes les 5 minutes par la fenêtre. Je mets ma main à couper que ce tas de ferraille aurait pu nous claquer entre les doigts à tout moment.

Après deux bonnes heures de trajet, nous arrivons sur l’autoroute (enfin si on peut appeler ça comme ça). Puis d’un coup d’un seul, notre chauffeur décide de faire demi-tour en plein milieu de la quatre voix pour traverser sur le champ d’en face. Totalement NORMAL, vous ne trouvez pas ? Et là, le clou du spectacle, les deux zigotos s’en vont dans une ferme et nous font poireauter comme des chameaux en plein milieu du désert. Autant vous dire qu’on s’est toutes regardées dans le blanc des yeux, que passa ?

Dix bonnes minutes plus tard, les deux zigotos reviennent et nous font descendre de la voiture pour monter dans une autre. Ma copine essaie de discuter avec eux pour comprendre ce qui se passait, mais il n’a pas pris la peine de nous expliquer, il faisait le sourd et muet. C’est seulement en nous retrouvant dans la seconde voiture que nous apprenons le fin mot de l’histoire. Apparemment, n’ayant pas l’étiquette d’un vrai taxi, les loustiks étaient obligé de nous faire changer de véhicule pour ne pas prendre une amende. En soi, cela ne nous dérangeait le moins du monde, ce que nous aurions aimé, c’est juste être au courant, histoire de ne pas imaginer notre vie se terminait au beau milieu d’un champ cubain. Je vous souhaite donc, après cette péripétie, la bienvenue dans le monde du taxi cubain.

RÉCAPITULATIF CONTRE LES GALÈRES

  1. Partez TOUJOURS avec un rouleau de papier toilette & des mouchoirs.
  2. Si vous souhaitez danser la salsa, faites le dans un endroit sûr. Prenez des conseils via les blogs pour éviter les endroits « bizarres ».
  3. Les taxis collectifs ne sont pas toujours très rassurants. Ils conduisent très vite, il n’y a pas de ceintures et parfois vous pouvez vivre des moments incompréhensibles. Si vous êtes un peu flippés de la voiture, privilégiez plutôt le bus.
  4. Ne mangez pas dans n’importe quel « bouibouic » que vous croisez.
  5. Si vous souhaitez une carte ETECSA pour vous procurer la WIFI, achetez la plutôt dans une boutique ETECSA pour être sûre de sa validité. Faites attention aux escroqueries avec la vente illégale dans les rues.
  6. Les cubains aiment draguer. Ils peuvent être lourds parfois, mais ils ne sont jamais malpolis.
  7. Pensez à échanger une petite somme d’argent avant d’arriver à Cuba. Les banques à Cuba sont blindées de monde, il faut s’armer de patience. Si vous ne souhaitez pas perdre de temps, retirez sur place via les distributeurs ou échangez en France.
  8. Il est possible de se faire alpaguer par des cubaines dans les rues de la Havane. Donc soyez vigilants, car elles peuvent par la suite vous demander de l’argent ou de leur payer un verre. Elles peuvent être très chaleureuses, mais sachez en avance qu’elle demande quelque chose en échange.

LES BLOGS À LIRE AVANT DE PARTIR

Voilà quelques articles de Blog qui vous aideront à planifier votre séjour et à appréhender les galères cubaines.

Bon voyage !!! 

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