Le Parc Garrell, sur les traces du Tarzan d’Argelaguer

« L’Art est un jeu d’enfant… » Max Ernst

Il y a maintenant quelques années, un Tarzan nommé Josep Pujila i Vila vivait à Argelaguer, un village d’environ 400 habitants, situé dans la comarque de la Garrotxa. Ce grand homme construisait des cabanes dans la forêt de ses propres mains en n’utilisant seulement des matériaux naturels et recyclés. Depuis son décès le 02 juin 2016, ces cabanes ont été laissées à l’abandon, mais continuent à ramener des visiteurs curieux, à la recherche d’originalité et d’authenticité. C’est désormais devenu un parc nommé Garrell et se visite librement toute l’année. Avec mon acolyte préférée, Jolies Lueurs, nous avons décidé d’arpenter ce coin chargé de mystère pour découvrir l’histoire de cet artiste appelé le Tarzan d’Argelaguer.

CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR LE PARC GARRELL

  • Le Parc Garrell se situe à la sortie d’Argelaguer à 10 minutes du village emblématique Besalu.
  • Josep Pujila i Vila a dédié 45 ans de sa vie à construire ce parc, l’œuvre de toute une vie. Il a traversé des moments difficiles, mais il ne s’est jamais décourager. Une petite vidéo Youtube bien ficelée retrace toute son histoire et permet de mieux comprendre son surnom de Tarzan d’Argelaguer.
  • Comme je vous le disais, Josep est décédé le 2 juin 2016. À l’époque, il accueillait les visiteurs afin de leur faire découvrir son lieu de vie. Un homme simple plutôt ordinaire qui sans crier gare est devenu un personnage légendaire que tout le monde rêverait de rencontrer.
  • Un documentaire a été réalisé par Jordi Morató en 2013 pour rendre hommage à ce génie talentueux. Ce long métrage a reçu un premier prix au Festival Alcances à Cadis. Si vous souhaitez le visionner, direction Vimeo « El Tarzan d’Argelaguer ». (Merci à Laurent Redolfi pour le partage)
  • Le parc Garrell est un mélange de « land art » (art de la terre) et d’art pauvre. Josep utilisait uniquement des matériaux abandonnés, naturels ou recyclables. Il a su exploiter la nature pour créer cet univers très personnel  devenu un véritable musée à ciel ouvert.
  • Le site est gratuit en accès libre toute l’année. Merci de respecter les lieux et de ne pas détériorer les cabanes.
  • Comptez environ 1 à 2 heures de visite pour profiter pleinement du lieu.

COMMENT SE RENDRE AU PARC GARRELL ?

La carte ci-dessus vous indique le lieu précis du parking. Il se trouve devant le complexe sportif. Une fois garé, il faut rejoindre une petite route qui passe devant le vieux mas. Après ce dernier, vous allez tomber nez à nez avec le panneau ci dessous qui indique l’itinéraire à prendre pour « les cabanes d’en Garrell »

LE PARC GARRELL EN 5 LIEUX INCONTOURNABLES

Entre mystère et fascination…

Le labyrinthe

C’est la première construction que l’on voit dès notre arrivée. À l’heure actuelle, ce labyrinthe ne représente pas vraiment l’ampleur de son travail, il n’en reste qu’une infime partie, mais il garde toutefois ce côté très photogénique. À l’époque, il servait à protéger ses œuvres des personnes malveillantes.

Nous avons passé une bonne demi heure à capturer la magie que ce lieu procure. On y court librement comme des enfants. Bonheur aux lèvres, sourires naïfs, nous réveillons notre esprit en jouant avec notre imagination débordante. Vous avez la possibilité de vous transformer en n’importe quel personnage. Peter Pan, Tarzan ou même Mowgli. Laissez vos pensées s’aérer pour mieux vous déconnecter.

La Font de la Riera de Can Sis Rals

La Font de la Riera de Can Sis Rals ressemble à un petit monde merveilleux. Telle une fée clochette, nous laissons traîner nos yeux sur chaque détail et chaque sculpture qui orne ce royaume. Cet endroit dégage une magie étrange où tout devient fascinant. Nous prenons rapidement conscience que cet homme était un véritable génie. Un travail plus que remarquable.

La Casa d’en Garrell

Place à la première grande cabane, la Casa d’en Garrell. L’architecture est époustouflante et donne envie de nous y réfugier. D’ailleurs, à titre indicatif, Josep n’a jamais établi de plan lors de ses constructions. Il a bâti ce royaume d’une main de maître. Et dire que nous avons du mal à monter un meuble Ikea avec une notice ?‍♀️. Nous pouvons en prendre de la graine.

La Tomba Faranonica

Cette tombe est aussi appelée la Cova del Tossut. Et oui, c’est bien ce que vous pensez, Josep a construit son propre mausolée. Il est enterré ici, dans les entrailles de cette grotte. Cet endroit m’a surtout filé les chocottes. Je vous avoue que si je m’y baladais seule le soir, je ne serais pas 100% sereine. Ce lieu plus mystique qu’enchanteur nous rappelle bizarrement les livres Chair de Poule que nous lisions au collège.

« Ici sont enterrés mes rêves et mes fantasmes… »

(Mais pas mes couilles, car seule la mort les emportera…)

La Hort d’en Garrell

Cette dernière cabane est la plus impressionnante. Le décor est plus que bluffant. Pour ne pas détériorer les lieux, nous ne sommes pas montées dans les cabanes, mais je vous conseille tout de même de rejoindre le petit tunnel qui se situe légèrement sur votre gauche. Vous allez découvrir une sorte de mini musée où sont entreposées quelques affaires personnelles. Un carnet est même mis à disposition pour qu les visiteurs puissent laisser une trace de leur passage. Prenez le temps de réfléchir à tout ce que vous venez de voir et faites un dernier au revoir à ce génie des temps modernes.

LES MOTS DE LA FIN

Cet endroit magique fait travailler notre imagination. Josep Pujiula i Vila est une légende de la jungle qui marque notre esprit à jamais. Il a vraiment mis tout son cœur et son âme dans ses œuvres et mérite qu’on lui rende un petit hommage. Je ne suis pas prête de l’oublier, ni lui, ni son histoire, ni ses cabanes follement originales. J’espère sincèrement que ce parc ne disparaîtra pas dans les années à venir et qu’il continuera a être mis en valeur. En attendant mes prochaines aventures en Catalogne, n’hésitez pas à explorer ce coin magique ✨