Récit d’une grenouille qui passe 3 heures à Dublin

Les malédictions en Irlande nous ont frappé de plein fouet. Oui, si vous avez suivi mes aventures sur Instagram, vous êtes déjà au courant, le fameux ouragan Ophélia nous enlève presque deux journées de voyage en Irlande et nous oblige à supprimer notre journée de visite de la capitale. Et pour couronner le tout, il pleut comme vache qui pisse, ce qui est le comble pour un pays où il y a autant de vaches. Nous voilà donc après moult péripéties, à Dublin pour seulement 3 heures. Comme d’habitude, je ne me laisse pas abattre. Kiki envers et contre tous les éléments.

Je vous fait un bref récapitulatif de la situation: il est 11 heures à l’aéroport international de Dublin. On vient de rendre notre voiture de location. On a nos gros sacs à dos + deux sacs cabines, alors on va jeter un œil sur les casiers bagages. La gentille dame me lance un 12 euros par valise, je crois qu’elle a compris à nos têtes qu’on n’allait au diable jamais lui filer cette somme. Ni une ni deux, on récupère notre attirail et on file en direction de la navette qui dépose en centre ville pour 12 euros par personne aller/retour. Alléluia mon frère, on n’a pas pris les casiers haha. Je tiens à préciser que je ne suis pas un rat, mais que la situation économique sur le moment était déjà assez catastrophique.

11h15

On monte dans la navette. Génial, je me pose côté fenêtre pour avoir la chance de découvrir un peu Dublin en bus, mais quenini, il est impossible de voir quoi que ce soit dans ce bus. La buée et la pluie se sont ligué contre nous.

11h40

On pose nos pieds à O’Connell Street en plein centre ville et on est déjà trempé… Je fais un arrêt photo à la statue de Jim Larkin qui lève les bras au ciel et je me dis qu’il essaie peut être de faire des incantations pour ramener le soleil. Mais la pluie n’as pas l’air de vouloir s’arrêter alors on avance sans forcément savoir où l’on va. Au bout de 10 minutes de marche, on prend la décision de se mettre dans une galerie marchande qui se trouve à Henry Street, connu pour y faire le shopping. Parfait pour s’y abriter et manger un bout. D’ici là, le soleil sortira peut être de son trou. On fait donc une pause à la pâtisserie Valérie, une chaîne de restaurant assez connu, vous l’aurez compris on ne s’est pas pris la tête.

13h00

Repas fini, il nous reste une heure et demi devant nous. Soyons productifs, faut quand même que je fasse 4/5 photos histoire de dire que j’ai au moins visiter quelque chose! On sort, on prend le risque et ça paye car la pluie cesse quelques instants. Direction le Ha’penny Bridge avec la balade au bord du fleuve Liffey. Un pont blanc à l’ancienne très joli et très photogénique. Puis on descend dans le quartier Temple Bar. Et là, la pluie nous joue une fois de plus un mauvais tour. Ce quartier m’interpelle malgré tout, à première vue je le trouve dynamique et captivant. J’aurais vraiment aimé en découvrir plus… je reste sur ma fin. J’ai quand même pu voir quelques œuvres de street-art. C’est déjà pas mal n’est ce pas?

14h00

On trouve un magasin de souvenirs, parfait car il me manquait quelques cadeaux à faire à mes proches. J’en profite aussi pour enlever ma capuche un petit instant. A la sortie de la boutique, forcément c’est l’heure de rentrer. Vous me croyez ou pas, c’est à ce moment précis que la pluie s’arrête. On voit un poil de cul de ciel bleu parmi les nuages… Est ce que le ciel est entrain de se foutre de moi? OUI!!! J’ai envie d’être malpoli envers les nuages mais je me contiens. On monte dans le bus, oui c’est la visite la plus foireuse de la planète surtout quand le poil de cul de ciel bleu s’agrandit. On reste positif, on se dit que Dublin a juste voulu nous dire qu’il fallait qu’on revienne plus longtemps, que quoi qu’il arrive, pluie ou pas, 3 heures n’auraient jamais suffit pour explorer cette jolie ville.

MOTS DE LA FIN

Voilà, on est resté sur notre fin mais on s’est vraiment bien marré. Ces moments là restent nos plus beaux souvenirs. Les galères font partie intégrante du voyage. Enfin, c’est ce que j’essaie de me dire pour relativiser :). Je rappelle avec cet article, cette jolie citation de Sénèque: « La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre comment danser sous la pluie…« . Si vous voulez découvrir une autre ville en un temps record, je vous conseille de lire New York Express qui est tout aussi insolite. Et vous, vous avez des anecdotes de villes express? 🙂

*Crédit photo. Trouvé ici.

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