« J’ai la nostalgie d’une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes… une route qui conduise aux confins de la terre… où l’esprit est libre… » Henry David Thoreau

Je vous livre dans cet article mes plus belles découvertes dans la région du Connemara jusqu’à Galway. Géographiquement parlant, nous sommes dans le Comté de Galway qui fait partie des 26 comtés de l’Etat d’Irlande Indépendant. « Terre brulée au vent, des landes de pierres… » Michel Sardou chante le Connemara incroyablement bien, et c’est maintenant après l’avoir visiter que je m’en rend compte. Une région qui vit « Au rythme des pluies et du soleil, Aux pas des chevaux… » C’est tout à fait ça même si notre séjour lui n’a battu qu’au rythme des pluies. Tantôt battante tantôt bruineuse, la pluie est devenue notre meilleure amie. Mais rien ne nous a empêché de vivre le moment présent et d’en profiter au maximum. C’est ça, la vraie aventure, tout faire, tout mettre en oeuvre pour collectionner les souvenirs. Photographier les chevaux sous la pluie, courir comme des dératés pour capturer un instant magique… on aura bel et bien vécu des moments extraordinaires qui nous resteront à jamais gravé.

« Là-bas au Connemara, on dit que la vie, c’est une folie … Et que la folie, ça se danse… »

Oui, on a appris à danser sous la pluie.

 

NOTRE PARCOURS

Voilà une carte qui détaille notre itinéraire. Je n’ai pas compté les nombreux arrêts photos. Comme vous le savez un road-trip sans pause photo n’est pas un road-trip!

LE PARC NATIONAL DU CONNEMARA

Le parc national du Connemara est un bijou de la nature. En quête de grands espaces, on se sentait obligé de passer par là et de traîner nos pieds dans ces terres mondialement connues. Non seulement c’est un endroit de toute beauté qui n’offre jamais le même horizon mais c’est aussi un lieu qui a vécu plus de 4000 ans d’histoires. Il est même difficile à l’heure actuelle de dire vraiment tout ce qu’il a pu se passer ici. Un théâtre où l’on peut laisser notre imagination faire des siennes.

Pour découvrir le parc dans toute sa splendeur, il existe 3 circuits de randonnée. Le sentier court, moyen et long. Le long correspond à l’ascension du Diamond hill (celui que nous avons choisi). Pour avoir accès à tous ces circuits, il faut se rendre à la maison du Parc dans la petite ville de Letterfrack. Les randonnées sont toutes balisées. Vous pouvez trouver pleins d’infos directement sur le site internet du Connemara.

LA RANDONNÉE DU DIAMOND HILL

Temps: 3 heures aller/retour | Dénivelé: 460m| Distance: 7 km

Le Diamond Hill est une montagne du Connemara que les Irlandais comparent à un diamant. Forcément quand j’entends ça, faut que je la vois de mes propres yeux. Sa forme est effectivement taillé de manière à nous rappeler une pierre précieuse. Un diamant brut à l’état naturel. Comme si monsieur sortait d’une mine sans être préalablement nettoyé. Un mont précieux de 445 mètres. Altitude pipi de chat si on le compare avec certains sommets des Alpes, mais qui nous éblouie par son panorama. Éblouir est un grand mot pour nous, car nous n’avons pas eu cette chance. Une fois là haut, on a rien vu! Walou de chez Walou! On s’estimait heureux de voir le bout de nos pieds. On avait même parfois peur de continuer le chemin. À tout moment, on aurait pu se retrouver dans le vide, dans un paradis gris. La preuve en image…

Voilà ce que nous avons vécu au Diamond Hill. 3 heures de randonnée luttant contre la pluie. Avant de commencer ce sentier, il faisait gris, seulement gris. Puis arrivé à mi chemin, au moment où l’on voyait encore un minimum de panorama potable, la pluie est tombé sans crier gare. On ne voulait pas faire demi tour, on pensait que ça allait passer. Mais pas du tout. Rien n’est passé et tout s’est empiré. On était trempé jusqu’à la moelle. Plus rien ne nous imperméabilisé. L’eau me coulait tout le long des cuisses et arrivé directement dans mes chaussures. Nous étions de vraies poches d’eau ambulante. Mais on l’a fait! Du début à la fin. Et vous savez quoi? On était super fiers de nous. Fiers comme des enfants indisciplinés, contents d’avoir fait une bêtise. Pourtant y a pas de quoi se la péter, c’était la randonnée la plus ratée de notre vie! Mais comme la météo ne nous a pas demandé notre avis, on a fait avec! Je suis certaine qu’avec le soleil, le moment aurait été magique car c’était tout ce qu’on aime, de la nature à perte de vue. Cette randonnée reste malgré tout incontournable et permet de profiter pleinement de ce décor incroyable.

Petite pensée à mes chaussures de rando, qui après cet événement, ont été inutilisable le reste du séjour. Elles ont mis des semaines à sécher, même le soleil du Sud a mis du temps à les réchauffer. Note à moi même, je prendrais un maillot la prochaine fois en Irlande.

LE CONNEMARA, C’EST AUSSI

  • Des routes incontournables comme La Connemara Loop et la Sky road.
  • L’abbaye de Kilemore. Un de mes plus gros regrets de ce séjour. Je l’ai observé derrière la vitre de la voiture, telle une chasseuse de tête. J’aurais vraiment aimé la contempler de plus près car ce lieu est unique et majestueux.
  • La péninsule de Renvyle. C’est ici qu’on a logé. Dans un B&B du tonnerre. Cette presque île bordé par l’océan atlantique offre de magnifiques panoramas. Mais aussi des plages et des maisons typiquement irlandaises. Toits en chaume et murs blanchis à la chaux, on a envie de s’en accaparer une. Elles sont chaleureuses et mettent du baume au cœur. Certaines sont mêmes colorées et ont égayées nos journées grisonnantes. Mais ce n’est pas tout, il y aussi le château de Renvyle qui lui cache derrière ses ruines, des histoires de pirates.
  • Les Aasleagh Falls. Une succession de cascades à ne pas manquer. On a pu en voir une petite partie. Sur ce coup là, on a eu un poil de chance.
  • Les Maumturks Mountains et Les Twelve Bens. Ce sont des chaînes de montagnes qui donnent tout le relief au Connemara.
  • Clifden et son château. La ville est sympa et colorée mais je l’ai trouvé un tantinet touristique. Le plus intéressant reste le Château de Clifden, pour son côté authentique.
  • Le mémorial Alcock and Brown. Un endroit que je voulais absolument faire et que nous avons du délaisser. Je vous rappelle la petite histoire: deux aviateurs ont réalisé leur premier vol transatlantique sans escale de l’histoire en 1919. Pour se souvenir de cet exploit, l’Irlande a ouvert ce site commémoratif. N’hésitez pas à aller voir à quoi ça ressemble ici.
  • Le Quiet Man Bridge pour tous les fans de cinéma. C’est ce fameux pont que l’on retrouve dans le  film « L’homme tranquille » des années 50. Nous n’avons pas pu y aller à cause du temps plus que catastrophique.

ÉTAPE À GALWAY

Notre étape à Galway fut brève mais intense. Nous avons eu droit à une heure de visite sans notre amie la pluie. Oui, une heure de répit pour les kikis! Malgré ce laps de temps très réduit, on a ressenti que la ville dégageait une atmosphère chaleureuse et sympathique. Les échos ne mentent pas, Galway tient bien sa réputation de ville festive et joviale où il fait bon vivre. Maisons colorées, pubs à tous les coins de rues et centre ville animé, tout y est pour se plonger dans l’ambiance irlandaise. J’ai aussi appris que la ville organise beaucoup de festivals. Vous pouvez les consulter sur le site internet de Galway.

Mon petit moment préféré? chasser les toucans Guinness un peu partout dans la ville. Ils sont partout sur les murs des bars tel un emblème. Un bar qui n’a pas de toucans? impensable! On repart avec leur phrase fétiche en tête « My Goodness, My Guinness » en chantant « SINGING IN THE RAIN..« 

Nous avons passé la nuit ici, dans un AirBnb chez un couple de Français. Ils ont été super accueillants. La chambre est cosy avec salle de bain privé pour 38 euros la nuit. En prime, on a droit au petit déjeuner qui fait incroyablement plaisir.

LES MOTS DE LA FIN

Comme vous l’avez lu, nous n’avons pas du tout était chanceux. Les conditions météos étaient plus que défavorables mais on en garde malgré tout de bons souvenirs, que j’ai pris plaisir à vous écrire. Un voyage raté, certes, mais mémorable. On donnera malgré tout une seconde chance à l’Irlande. Et puis si vraiment elle ne veut pas de nous, on abandonnera une bonne fois pour toutes ( ou pas ). Cet article relate beaucoup nos péripéties mais je tiens aussi à véhiculer une belle image du Connemara car c’était une très belle découverte et je vous conseille de l’ajouter dans votre futur itinéraire. Pour consulter l’intégralité de notre road-trip, n’hésitez pas à consulter mon article précédent.

Le Connemara « C’est pour les vivants… » et pour les passionnés d’aventures.

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