Une journée à Pompéi

« Les mots manquent aux émotions… » Victor Hugo

Après Naples et son côté désordonné, je vous emporte dans un tout autre voyage. En effet, nous allons remonter le temps, direction Pompéi. Cette ville de l’empire romain qui a été détruite par l’éruption volcanique du Vésuve en l’an 79 après J.-C. Ce volcan, endormi depuis des siècles, a causé un désastre sans précédent en emportant avec lui des milliers de vies. Après cette catastrophe naturelle, la ville est restée ensevelie sous les cendres pendant de très longues années. Elle fut ensuite remise en état, pour en faire aujourd’hui, un site archéologique d’exception. Avant de démarrer cet article, je vous propose de visionner l’émission C’est pas sorcier qui parle de Pompéi. Elle est ultra intéressante et pas prise de tête, alors on dit merci Jamy !

COMMENT S’Y RENDRE?

Pour se rendre à Pompéi depuis Naples, il faut rejoindre la gare centrale Garibaldi et prendre le train Circumvesuviana. Cette ligne dessert beaucoup d’arrêts, dont Pompéi, Herculanum et Sorrento son terminus. Le trajet coûte 3€20 pour 30 min de trajet. Vous avez la possibilité d’allier votre visite avec Herculanum ou Sorrento. Personnellement, nous avons choisi Sorrento pour faire une petite balade en bord de mer. Je vous détaille cette escapade à la fin de l’article.

CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR POMPÉI

  • Le site fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • Pour profiter pleinement de Pompéi, récupérez un guide audio dans une agence touristique aux abords du site. Le guide se loue environ 6€50. Vous pouvez en prendre un pour deux, c’est suffisant.
  • L’entrée coûte 13 € par personne.
  • Une seule journée ne suffit pas pour visiter tout le site dans les détails, mais vous en apprendrez déjà beaucoup lors d’une bonne demi journée.
  • Pompéi n’est pas la seule ville romaine qui a été touché par l’éruption volcanique en l’an 79. Herculanum a également vécu ce dramatique scénario. Elle est moins connue que Pompéi, mais vaut tout autant le détour. N’hésitez pas à consulter le blog On Holidays Again si vous souhaitez plus d’informations.
  • À quelle période partir ? je ne conseille pas de visiter Pompéi en plein été. Il n’y a pas un pet d’ombre et la chaleur ajoutée à la foule, ça ne fait pas bon ménage. Personnellement, j’ai choisi d’y aller au mois de Janvier. J’ai pu profiter pleinement du site sans foule et sans transpirer (18 degrés).
  • Pompéi est la ville de Vénus. La ville de l’amour. Ce qui lui donne un petit côté romantique.

RÉCIT D’UNE VISITE À POMPÉI

Avant tout, il faut savoir que j’avais des appréhensions sur Pompéi. De nature plutôt aventurière, je délaisse souvent les musées pour les activités en extérieur. Par exemple, je préfère choisir une randonnée, plutôt qu’une balade au Louvre. Mais là, mes appréhensions étaient complètement infondées. À peine arrivée, j’ai compris que Pompéi n’était pas un musée. Ce n’était pas non plus un livre d’histoire barbant, bien au contraire, c’était captivant et bouleversant. Mes craintes se sont donc bien vite envolées. J’allume l’audioguide et me voilà plongée des siècles en arrière. Nous commençons la visite par l’amphithéâtre, le plus ancien de l’époque romaine, suivi par le Gymnase, terrain de sport des beaux athlètes. Enfin, c’est comme ça que je me l’imagine. Je visualise parfaitement bien les romains aux muscles saillants tout droit sortis de la série Spartacus. Parfois, il faut savoir laisser son imagination faire des siennes…

Au cœur de Pompéi…

Nous nous dirigeons ensuite vers la Rue de l’Abondance, l’axe principal de Pompéi. Il faut s’imaginer une rue pleine de commerces, de boutiques et d’ateliers. Une rue comme nous les aurions aimé, vivante et effervescente. C’est ici qu’on prend conscience que le site est vraiment remarquable et extrêmement bien conservé. Je réalise toute l’ampleur du travail. Nous avons l’impression d’être dans une autre sphère, complètement coupé du monde actuel. Niveau émotion, mon cœur, lui, fait du Yoyo. C’est peut-être le Vésuve qui me perturbe autant. Il garde toujours un œil sur nous, toujours en ligne de mir pour nous rappeler le drame qui s’est produit ici.

À la découverte du Lupanar, le bordel de Pompéi

Nous découvrons maintenant le Lupanar, sûrement la partie la plus rigolote de la visite. L’audio guide nous annonce un gentil « Bienvenue au Lupanar, le bordel officiel de Pompéi ». À peine une heure que je suis ici, que je tombe déjà sur un bordel. Au moins, je comprends mieux pourquoi, on l’appelle la ville de l’Amour. En effet, il existe à Pompéi, de nombreuses tavernes et maisons closes. Mais le Lupanar, c’est LA maison du plaisir où chaque prostituée avait sa spécialité. L’acte qu’elle réalisait été affiché sous forme de peinture en haut de l’entrée de la chambre. Quand les hommes repartaient, ils écrivaient un commentaire sur la qualité de la prestation. Une version Trip Advisor antique. Pour le coup, je m’attendais pas du tout à cette découverte frivole. Nous prenons conscience qu’à Pompéi, les esprits étaient très ouverts. La prostitution tout comme l’homosexualité, se vivaient au grand jour et sans préjugés. Après cette escale coquine, nous partons découvrir le Forum, le centre de Pompéi. On y retrouve les plus célèbres temples comme celui de Jupiter et d’Apollon ainsi que les grandes institutions. Le forum jouait un rôle très important au sein de la ville.

Quand la visite nous bouleverse…

Au fil des découvertes, nous aurions aimé que la vie continue. Que les chars passent dans les ruelles, que l’eau ruisselle et que les habitants nous accueillent avec un grand sourire. Malheureusement, personne n’a pu prédire ce désastre. Nous continuons ce périple en direction de l’Odéon et le grand théâtre pour y trouver un côté plus festif. Spectacles de mimes, tragédies ou comédies, tout le monde venait se distraire ici. Je suis sûre qu’à cette époque, nous aurions aimé venir ici nous aussi et faire partie des spectateurs. Encore une fois, on a envie de remonter le temps pour voir de nos propres yeux ce qui se tramait vraiment ici.

« Pompéi, c’est de l’ombre et de la lumière, c’est des rires, mais aussi de la mélancolie. C’est un Vésuve froid et distant qui coupe le décor en deux, c’est plus que des pavés où le temps s’arrête, c’est de l’émotion pure … » Kiki Mag Travel

La visite s’achève ici, car je tiens à laisser une part de mystère à ceux qui n’y sont pas encore allés. Le lourd passé qui plane autour de ce site, nous a complètement bouleversé. Nous étions ensevelies d’émotions contradictoires, à la fois heureuse de découvrir Pompéi, mais aussi mélancolique. Ce Vésuve puissant a laissé derrière lui, des souvenirs impérissables. Quand je vous disais que mon cœur était en mode yoyo, ce n’était pas une blague…

FIN DE JOURNÉE À SORRENTO

Comme je vous disais plus haut, nous sommes parties à Sorrento pour finir la journée en bord de mer. Comptez environ 30 minutes de trajet depuis Pompéi. Cette escapade nous a mis du baume au cœur après toutes ces découvertes bouleversantes. Nous cherchions la dolce vita, et nous l’avons trouvé !

« La vie est belle, mais elle est encore plus belle en Italie… »

Sorrento est un charmant village où commence la fameuse côte Almafitaine. Cette région d’Italie aux 1001 couleurs qui réunit des milliers de voyageurs en période estivale. Comme d’habitude, je vis à contre-sens en décidant d’y aller en plein hiver. Malheureusement, très peu de commerces étaient ouverts. J’ai même eu l’impression que la ville était portée disparue. Mais, je vous rassure, les couleurs, la vue sur la baie de Naples et les jolis édifices étaient toujours là, qui pour le coup, n’attendaient que nous.

Une visite à Sorrento

Sorrento est mondialement connue pour sa production de Limoncello, la fameuse liqueur au citron. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était aussi connue pour avoir les plus gros citrons du monde. Le citron fait presque la taille de trois pamplemousses réunis. Ce détail m’a tellement frappé que je m’en souviens encore. D’ailleurs, Itinéra magica vous en parle elle aussi, dans son article, c’est pour dire. La crêpe à 8 euros m’a aussi beaucoup marqué, j’ai failli faire une crise cardiaque. Mais, nous y voilà, Sorrento est une ville qui a la réputation d’être une destination bon chic, bon genre. Mais, hors-saison, au-delà du prix de la crêpe, on arrive à oublier son côté bling-bling. Prenez le temps de flâner dans le cœur de la ville pour photographier le joli duomo, zigzaguer dans les ruelles et ses petits commerces sans zapper le port Marina Grande. Vous découvrirez alors, une ville pleine de douceur qui ne vous fera pas regretter votre venue.

LES MOTS DE LA FIN

Pompéi fait partie des lieux les plus surprenants que j’ai eu l’occasion de visiter. Cette ville restera longtemps gravée dans mon esprit. Quant à Sorrento, elle aura réveillé en moi, de nouvelles envies d’évasions italiennes. Je n’ai plus qu’une envie, découvrir les trésors de la côte Almafitaine. Faut dire que l’Italie, c’est comme l’Espagne, on ne s’en lasse jamais, c’est toujours une bonne idée !